On dit que le potager, à lui tout seul, demande autant de soin que tout le reste du jardin. C'est vrai !
Mais si on a réussi a trouver des solutions pour réduire l'entretien du jardin (voir par exemple mon sujet de diplôme, La scie et le Troglodyte), on devrait pouvoir faire la même chose
pour le potager.
C'est ce que nous allons tenter de voir, et ce blog relatera les étapes de cette passionnante aventure......
Le site: c'est un potager rectangulaire d'environ 300 m2 clos de murs d' 1,20 m. Il a été longtemps cultivé avec engrais chimiques et pesticides, et entretenu quotidiennement,
puis abandonné quelques années. En 2000, il a de nouveau été lentement repris, mais sans produits chimiques. Aucun motoculteur non plus pour labourer le sol.... en bref : on expérimente
depuis cette date le jardinage écologique.
Voici le potager à l'hiver 2003, l'arrêt de la végétation permet de voir la structure générale :
La première intention immédiate a été de retrouver l'état initial du potager au temps de sa splendeur : fruits, légumes à foison, sur toute la surface. C'est ce qui a été
tenté pendant quelques temps, en mettant en culture un peu plus de surface chaque année.
En été 2004. Une première moitié est à peu près dégagée (premier plan), on retrouve des framboisiers et des groseilliers datant de Mathusalem (au moins !). Le peu de temps
disponible pour le potager fait renoncer très vite à une "propreté" parfaite... En été, les cultures souffrent : la terre argileuse devient très compacte avec la sécheresse. Et on
a beau arroser, cela ne semble jamais suffisant... un tilleul dont on voit quelques feuilles dans le coin haut et à droite de la photo glisse ses racines à cet endroit. Ceci peut expliquer
cela.
En 2005, fin du printemps. Grâce à un apport continu de paillage (feuilles mortes, herbe tondue...) et au travail des vers de terre, la terre s'améliore petit à
petit dans cette première moitié. Le potager fait pousser des cris d'horreur aux voisins qui l'aperçoivent, mais les récoltes sont généreuses. Cependant, près du tilleul, le problème persiste en
été.
En 2006. Pris depuis l'autre côté. On voit le tilleul incriminé au fond. Devant, la seconde moitié commence à être cultivée, avec une expérience de cultures associées.
L'entretien est toujours très prenant, pour un résultat finalement décevant... à l'automne, je commence mon année de diplôme, et le temps accordé au potager se réduit encore.
En automne 2007. Après un an où l'entretien a été réduit, c'est de nouveau la friche.
Voilà l'état où l'on est rendu aujourd'hui....... A l'évidence, on ne parvient pas à obtenir les résultats d'avant. Lorsqu'on a un bon souvenir du passé, on cherche souvent à en reproduire
l'image fidèle sans même penser à faire différemment. Mais la décision de jardiner écologiquement change déjà tout, et il s'agit maintenant de trouver des idées et de les expérimenter
in situ, afin de rendre compatible cette orientation avec les conditions d'aujourd'hui : besoins familiaux restreints, peu de temps disponible pour l'entretien.
Si l'expérience que nous allons mener à partir de maintenant s'avère concluante, on pourra dire que le potager a réussi sa révolution écologique, passant de pollueur (avec les pesticides employés
avant) à protecteur de la nature...
(Ceux qui seraient tentés d'y voir un parallèle avec notre société, et ses difficultés à opérer une telle révolution, n'ont pas tout à fait tort et reçoivent mes compliments...)
A suivre...
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