Voyage dans les mondes intérieurs -2-

TROISIEME ETAPE : DANS LE VIRAGE

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      Le virage à droite ménage une entrée de soleil, avant que l'allée ne devienne encore plus étroite pour atteindre environ un mètre de large.

      Là, de grands Pittosporum en arbres, surmontés d'un Sophora japonica empli d'étourneaux, forment un plafond végétal très dense et très frais, habité par les pépiements des oiseaux.

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QUATRIEME ETAPE : SOUS LE PLAFOND VEGETAL

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      Dans l'espace très étroit fermé par le plafond végétal, on se sent extrêmement proche de l'espace privé. On ne le voit pas pourtant, mais on l'entend (quelqu'un ratisse des feuilles mortes) et on le renifle (odeurs de cuisine en fin de matinée). On a l'impression d'avoir passé une clôture par inadvertance. Je me surprends à atténuer le bruit de mes pas, pour ne pas me faire repérer... un chat me fixe et semble me considérer comme une intruse :

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     Par réflexe, je cherche des yeux un espace où me dissimuler au cas où... si quelqu'un venait... mais il n'y en a aucun. L'espace n'est qu'un couloir où la moindre personne emplit tout le volume.

      Au bout de ce tunnel, le regard est attiré par une porte et l'amorce d'une ouverture vers la droite.

     
CINQUIEME ETAPE : L'ANGLE DROIT ET LE COULOIR MINERAL





      Une fois arrivé à la porte, on voit que l'ouverture à droite est un nouveau prolongement, qui se rattache à angle droit à la section précédente.

      On commence alors à perdre ses repères (au cas où ce ne serait pas déjà fait !), à cause de la continuelle surprise de trouver un nouveau segment à cette rue labyrinthique, qui distrait l'attention. Je me retourne, par un besoin irraisonnable d'imprimer dans ma mémoire le chemin du retour...

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      Vers l'avant, cela se réduit encore (moins d'un mètre de large). La végétation disparaît pour un paysage totalement minéral. L'ambiance est troublante, quelque peu oppressante, et l'on a l'impression étrange de s'enfoncer dans un piège. Alors que jusqu'ici on entendait le ronronnement sourd de la circulation, qui faisait un lien avec le monde extérieur, on n'entend plus désormais que les souffleries des aérations privées. J'hésite à poursuivre puis je me raisonne : une rue débouche forcément quelque part, et ces zigs-zags ne peuvent durer indéfiniment !

      Une fois la réticence vaincue, et quitté le coin protecteur, on aperçoit une nouvelle ouverture, toujours vers la droite (est-ce une rue qui tourne en rond ? va-t-elle finalement déboucher à quelques mètres seulement de son entrée ?)
 

                                                     ..... A SUIVRE ICI.....
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